des niveaux de plomb 20 fois supérieurs aux normes détectés dans un appartement

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Cinq mois après l’incendie, des prélèvements révèlent une concentration « jamais vue » de 100 000 µg/m2 de poussières. Soit un niveau 20 fois supérieur aux normes.

Par Publié aujourd’hui à 06h30, mis à jour à 09h09

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Plus de cinq mois après l’incendie de Notre-Dame, des niveaux très importants de plomb sont encore retrouvés dans le secteur de la cathédrale. Cette fois, il ne s’agit pas d’écoles, dont certaines étaient restées fermées la semaine de la rentrée afin d’être décontaminées, mais de logements privés.

Ainsi, des prélèvements réalisés le 6 septembre dans un appartement du 7e arrondissement font apparaître des taux allant jusqu’à plus de 100 000 microgrammes par mètre carré de poussières, a appris Le Monde. Soit un niveau 20 fois supérieur à la valeur référence de 5 000 µg/m2 retenue par l’agence régionale de santé (ARS) pour enclencher des prélèvements et des protocoles de nettoyage.

Lire notre enquête : Incendie de Notre-Dame : un seuil de concentration du plomb dangereux pour la population ?

« Appartement témoin »

Les prélèvements et leurs analyses, réalisés à l’initiative des habitants du logement, ont été confiés à un laboratoire indépendant. Les résultats montrent des concentrations allant de 280 µg/m2 (à l’intérieur de l’appartement) à 110 000 µg/m2 sur le balcon, en passant par 70 000 µg/m2 sur la terrasse. « Nous considérons ce logement comme un appartement témoin », explique Jacky Bonnemains, le président de l’association Robin des Bois, laquelle a porté plainte contre X pour mise en danger de la personne d’autrui, après avoir lancé la première alerte sur le risque sanitaire lié aux quelque 450 tonnes de plomb (de la toiture et de la flèche) parties en fumée dans la nuit du 15 avril. L’appartement est un logement récemment rénové situé en dernier étage.

Pour Jacky Bonnemains, il ne fait aucun doute que les particules de plomb retrouvées proviennent bien des retombées du panache de fumée de l’incendie de Notre-Dame, dont le périmètre exact reste toujours mal défini. « Ici, pas de balcon en feuilles de plomb comme dans les immeubles haussmanniens », fait remarquer M. Bonnemains. Allusion au dernier point de situation de l’ARS qui, le 12 septembre, rappelait que les sources de pollution au plomb ne se limitaient pas à la cathédrale dans Paris et que, parmi les trois cas de saturnisme dépistés jusqu’ici chez des enfants du quartier, deux étaient liés à leur habitat et non à l’incendie.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Après l’incendie de Notre-Dame, une plainte contre la pollution au plomb

« Le signe d’une surcontamination évidente »



Nguồn LeMonde

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